Catalogue des maîtres de savate des temps anciens

Nos maîtres de savate de référence sont listés ci-dessous, par ordre d’années de naissance.

Nom, Prénom Dates Notes
Larribeau 1776-185? Marin rescapé du fameux bâteau « La Méduse » à la bataille de Trafalgar (sans toutefois avoir été sur le célèbre radeau). Professeur d’escrime, de boxe française et de canne. Auteur du Guide du jeu de canne, disponible aux éditions Emotion Primitive, initialement publié en 1856 sous le titre de Nouvelle Théorie du jeu de canne.
Casseux, Michel 1794-1869 Dit « Pisseux ». Auteur de L’Art de la Savate, première codification formelle des méthodes de combat de rue et de lutte paysanne française dont les techniques seront constitutives de la savate et de la canne. Article Wikipédia.
Leboucher, Louis 1807-1866 Enseignat la méthode dite « du voyageur » dont l’objectif était d’apprendre rapidement à se défendre. Organisateur du combat de 1850 entre Louis Vigneron et un élève de Charles Lecour appelé Rambaud, dit « la résistance ». Article Wikipédia.
Lecour, Charles 1808-1894 Elève de Michel Casseux. Père de la boxe française et premier à utiliser ce terme pour désigner sa technique intégrant les techniques de pieds de la savate et les techniques de poing de la boxe anglaise, possiblement suite à une défaite cuisante contre le boxeur anglais Owen Swift. Article Wikipédia.
Lecour, Hubert 1820-1871 Jeune frère de Charles Lecour et réputé être un tireur d’exception de son époque.
Charlemont, Joseph 1839-1929 Apprend les bases de la canne de combat au bataillon de Joinville, puis devient professeur de boxe et de canne avec une méthode inspirée de Charles Lecour et Louis Vigneron. Vainqueur de Louis Vigneron lors d’un combat tenu le 8 décembre 1867. Communard, en exil en Belgique de 1871 jusqu’à son amnistie en 1879. Père de Charles Charlemont, à qui on attribut le virage sportif de la boxe française pour donner le sport de combat que nous connaissons actuellement sous ce nom. Article Wikipédia.
Vigneron, Louis 1827-1871 Tireur ayant acquis une grande réputation après avoir vaincu un certain Rambaud, dit « la résistance » et élève de Charles Lecour, lors d’un combat organisé en 1850 par Louis Leboucher. Egalement vainqueur de l’anglais Dickson en 1854 lors du premier combat boxe française contre boxe anglaise. Vaincu par Joseph Charlemont le 8 décembre 1867. Donne des spectacle « d’Adresse Française » (nom inventé après l’interdiction de la boxe française par l’impératrice Eugénie de 1856 à 1860). Un exercice de foire qu’il pratiquait consistait à tirer un coup à partir d’un canon qu’il portait sur son dos. Il trouva la mort le 22 août 1871 lors d’un incident de cet exercice. Article Wikipédia.
Vigny, Pierre 1866-? Maître d’armes, de canne de combat, de bâton, de boxe et de savate de nationalité Suisse (mais né à Paris et militaire en France au second régiment d’artillerie de Grenoble). Instructeur de Bartitsu dans le club de Edward William Barton-Wright, où il enseigne essentiellement son système de canne caractérisé par une garde haute et des « frappes aux avancées » (visant les mains de l’adversaire). Son épouse, Marguerite, développera quant à elle une méthode de défense au parapluie. Article Wikipédia.